Montjustin-Reillanne

Montjustin-Reillanne

Le village

Montjustin et Reillanne

Habiter le rural

© Lise Valet Août 2018

A Montjustin, pour maintenir la vie dans ce village du Luberon, reconstruit pas à pas dans les années 1950, le conseil municipal a décidé, avec les habitants, d’acquérir un terrain au coeur du village. Comment y accueillir de nouveaux habitants, et perpétuer l’esprit collectif attaché au village ? 

A Reillanne, le bourg d’à côté, la maire souhaiterait expérimenter l’aménagement communal d’un terrain. Comment produire des logements qui pourront à la fois répondre aux besoins présents et évoluer en fonction des besoins futurs, accueillir de nouveaux habitants et activités dans des conditions abordables et durables ? C’est pour la Preuve par 7 l’opportunité d’introduire d’avantage de souplesse au cœur des procédures d’urbanisme.

© Lucien Clergue

© Montjustin à Dos d’Éléphant

© Henri Cartier-Bresson, 1977

© Montjustin à Dos d’Éléphant

© Serge Fiorio

© Montjustin à Dos d’Éléphant

© Gaëlle Cozic, Janvier 2020

© Valérie Cudel, Août 2019

Communes voisines dans le Parc Naturel Régional du Luberon, les villages de Montjustin et Reillanne incarnent un espace rural soumis à de fortes pressions foncières. En conséquence, les « locaux » ont des difficultés à se loger. Pour contrer ces effets pervers d’une région si séduisante, élus et habitants redoublent d’efforts pour préserver une vie et une dynamique locale.

Montjustin est un village remarquable non seulement par ses paysages – perché sur une crête du massif du Luberon – mais aussi singulièrement par les gens qui l’ont habité. Un village reconstruit pas à pas dans les années 1950 sans règles d’urbanisme ni plans d’architectes, façonné à travers des liens familiaux, des liens d’amitiés, des liens humains. Pour maintenir la vie, éviter la dévitalisation et la spéculation foncière, le conseil municipal a décidé avec les habitants d’acquérir un terrain au cœur du village, entre la mairie, le café associatif installé dans l’ancienne école, l’église et le presbytère. Comment y accueillir de nouveaux habitants, et perpétuer l’esprit collectif qui y est attaché ? Comment profiter du projet pour recréer un espace public au sein de la commune ?

Le projet municipal de construire deux logements communaux est ainsi élaboré autant au conseil des élus que dans les discussions de tous. Comment mettre d’accord, sur un projet commun, habitants historiques, résidents secondaires, jeunes agriculteurs, élus ? Avec les Nouveaux Commanditaires, la Preuve par 7 a questionné la commande pour changer d’échelle et transformer ce projet de logements en projet de village.

En 2018, Valérie Cudel, médiatrice au sein des Nouveaux Commanditaires, a sollicité l’expérience d’un architecte, Felix Mulle. Sa mission est de transcrire les intentions exprimées par le groupe commanditaire, en prenant en compte les composantes spatiales et les contraintes d’usage, afin de proposer une démarche architecturale et paysagère. Une proposition alors trop formelle et aboutie génère des réticences et fait l’objet de critiques de la part d’une partie des habitants du village. L’agence d’architecture Concorde est alors sollicitée par l’équipe communale et la médiatrice en 2019 pour orchestrer deux réunions publiques. Visant à concerter un groupe d’habitants sur les questions de flux et de stationnement, d’espace collectif et sur la spatialisation des futures constructions les participants sont invités à manipuler en groupe des volumes à échelle réduite.

En fin de mandat (2018-2020) la démarche a été fortement ralentie, car elle générait toujours un débat au sein des habitants de Montjustin. Ce débat a permis aux habitants du village de se parler, de confronter les points de vue sur l’avenir de Montjustin, et de se rendre compte que beaucoup se sentaient légitimes pour décider directement de l’avenir du village. Les élections municipales de mars 2020 ont donc permis à une équipe composée de 6 nouveaux élus (sur 7) et appuyée sur une équipe de 21 personnes volontaires (sur 63 électeurs) pour assumer le pouvoir local et prendre le relais de l’ancien conseil municipal. L’équipe de décideurs ainsi élargie, le projet de logements pourrait reprendre prochainement.

Le passage à la phase opérationnelle du projet devra cependant répondre aux questions suivantes : quels sont les mécanismes d’un urbanisme à l’échelle du village et quelles sont les limites de la concertation à l’échelle d’une petite unité démocratique ?

 

La commune de Reillanne, accompagnée de plusieurs porteurs de projets, souhaite construire un quartier durable, chemin du Largue, sur un site d’une surface d’1,8 hectares, distribué sous forme de terrasses séparées par un talus végétal. Situé en contre-haut du centre-ville, le terrain offre une vue imprenable sur le bassin. Le projet vise une haute qualité environnementale et architecturale, la préservation de la qualité paysagère du site et une articulation pensée entre le centre-bourg et le nouveau quartier.

C’est l’occasion de questionner la faisabilité d’une commande publique dont le programme, par son originalité et sa mixité, favorise une construction collective et la cohabitation d’une diversité d’acteurs, contribuant à la genèse d’un terrain d’expérimentation en matière de vie locale durable.

Depuis 2017, un groupe projet composé des porteurs de projet et des élus communaux se sont réunis à plusieurs reprises pour co-construire le programme d’opération en recourant aux techniques de médiation éprouvées, animées par le Parc. Cette animation a permis à chacun de s’exprimer aussi bien sur son projet que sur le projet d’ensemble. Des simulations graphiques individuelles puis collectives ont servi de support à la discussion et aux échanges en faveur d’une vision partagée.

En juillet 2019, une consultation publique lancée par la commune vise à sélectionner une équipe de maîtrise d’œuvre des aménagements du futur éco-quartier. La Preuve par 7 a orienté les élus et les partenaires vers la rédaction d’un cahier des charges assez souple pour que les concepteurs recrutés puissent s’emparer de la mission et pour permettre une définition progressive du programme d’aménagement.

Depuis janvier 2020, l’objectif a été d’élargir le cercle des acteurs concernés et concertés dans le projet. Une réunion publique a eu lieu, suivi d’une commission réunissant plusieurs voix discordantes afin de discuter du futur écoquartier. Dans ce cadre, et dans l’objectif d’être au plus proche des suggestions et des souhaits des riverains, la Preuve par 7 a proposé de mettre en place une démarche de programmation ouverte avec une permanence territoriale. Malgré un intérêt de la mairie, cette proposition jugée trop consommatrice en temps, en énergie et en argent a été rejetée.

Le coeur du village à Montjustin

Département : Alpes-de-Haute-Provence
Habitants : 50
Acteurs au démarrage : Commune de Montjustin, Les Nouveaux commanditaires, Félix Mulle, architecte, Nicolas Persyn- Condorde, choisi sur proposition de la médiatrice des Nouveaux commanditaires
Thématiques : Habitat abordable / Espace public / Activités / Démocratie active

Reillanne

Département : Alpes-de-Haute-Provence
Habitants : 1 600 (2015)
Acteurs au démarrage : Ville de Reillanne, Parc Naturel Régional du Luberon
Thématiques : Habitat abordable / Espace public / Activités / Démocratie active

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Rencontre Publique – 17.01.2020

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Pérignat-Billom

Une utopie rurale réalisable

Pérignat-Billom

Pérignat-Billom

Le bourg

Pérignat-ès-Allier / Billom

Une utopie rurale réalisable

© Liliana Motta, 2018

Des bourgs qui peuvent devenir dortoir, comme beaucoup d’autres en deuxième couronne de Clermont-Ferrand. Qui habite vraiment à Pérignat-ès-Allier et Billom ?

© Liliana Motta, 2018

© Liliana Motta, 2018

© Liliana Motta, 2018

© Rural Combo 2019

© Rural Combo, 2019

© Rural Combo, 2019

© Rural Combo, 2019

© Rural Combo, 2019

© Rural Combo, 2019

Au sud-est de Clermont-Ferrand, les communes de Pérignat-sur-Allier et Billom, historiquement liées par leur vocation commerciale commune – Billom comme marché, et Pérignat comme port fluvial – sont aujourd’hui à la périphérie immédiate de la métropole, et voient arriver de nouveaux habitants sur un territoire majoritairement agricole. Dans le même temps, comme dans d’autres bourgs ruraux, le centre est soumis au vieillissement de la population et à la déprise des commerces. Le bâtiment du collège jésuite, témoignage de l’importance culturelle de la ville de Billom depuis le Moyen-Âge, est fermé depuis plusieurs années, tandis qu’à Pérignat, l’équipe municipale a entrepris un vaste travail de réhabilitation des maisons de bourg en phase avec leurs potentiels acquéreurs pour éviter le mitage de la ceinture agricole de la ville.

Comment maintenir une vie dense en centre-bourg, le maintenir comme un lieu accessible à tous, des plus jeunes aux plus âgés, avec leurs besoins spécifiques ? En luttant contre l’étalement urbain, en favorisant des lieux mixtes sur des patrimoines bâtis, où l’on peut habiter, travailler, échanger… A cette volonté́ politique peut correspondre une pensée des opérations de revitalisation de centre-bourg, fédérant des acteurs dont chacun possède des compétences et ressources pour un projet commun.

Un pari que prend la Preuve par 7 avec les villes, leurs partenaires et l’association Rural Combo devenue habitante de ces lieux au printemps 2019 : que la restauration du patrimoine local s’appuie sur un réseau de production local, employant les matériaux présents sur place, dans une logique de circuits-courts aussi bien que de mise en valeur des savoir-faire vernaculaires. Le collège de Billom a réouvert ses portes en septembre 2019 en mobilisant toutes les énergies locales. La Preuve par 7 s’est attachée a rassembler les différents acteurs du territoire.

L’association Rural Combo multiplie les rencontres et les prises de décisions collectives. Le collège de Billom reçoit de nombreuses propositions d’activités pour occuper le lieu ce qui amène à la recherche via une assemblée de « règles du jeu » permettant l’émergence d’un projet commun. En parallèle de cela, un travail de co-conception d’un espace public aux alentours de l’ancien collège est mené avec deux classes de 4ème ; tout au long de l’année, ils vont analyser et observer les espaces, écrire des cahiers des charges et y répondre par la conception d’aménagements. L’Ecopôle de Pérignat-ès-Allier, quant à lui, s’oriente sur un projet d’intérêt général consensuellement décidé durant le second comité de pilotage : un projet axé autour de la préservation de l’eau et de la biodiversité, de l’accueil du public, de la production alimentaire et de l’écoconstruction.

En plus de ces travaux liés à des espaces, Rural Combo a mené une réflexion sur de nouvelles formes de gouvernance où les habitants et les acteurs associatifs auraient plus de place dans les projets de territoire, afin de pallier la dépendance des élus et de leurs calendriers. Des contacts sont noués avec la Fondation de France dans l’objectif de s’éloigner du politique et de se recentrer sur les habitants.

Toutes ces actions cherchent à modifier radicalement les codes de l’aménagement, qui doit être entendu comme un processus long devant être accompagné par la compréhension des enjeux, la structuration de collectifs horizontaux en mesure de dialoguer avec les élus et l’initiation aux outils de l’aménagement. 

Pérignat à l’ouest et Billom à l’est

Département : Puy-de-Dôme
Habitants : 1 500 (Pérignat) + 4700 (Billom)
Acteurs au démarrage : Commune de Pérignat-sur-Allier, agence Boris Bouchet, Commune de Billom, Rural Combo, Parc Naturel Régional du Livradois-Forez
Thématiques : reconquête de bourg / appropriation de l’habitat, de l’activité / réemploi

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Saumur

Un patrimoine utile

Saumur

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La ville

Saumur

Un patrimoine utile

© Liliana Motta, 2018

À Saumur, comme dans des dizaines d’autres villes moyennes, le centre-ville peine à maintenir son attractivité commerciale. La galerie commerciale en fonte, construite au début du 20e siècle, est partiellement fermée. Comment y introduire de nouveaux usages ?

 

© Liliana Motta, 2018

© Liliana Motta, 2018

© Liliana Motta, 2018

© Liliana Motta, 2018

© Liliana Motta, 2018

© Liliana Motta, 2018

© Liliana Motta, 2018

© Liliana Motta, 2018

Atelier Workshop avec les étudiants de l’ENSA-PB 

© Preuve par 7, juin 2019 

© Pascal Brunet, Juillet 2019

© Pascal Brunet, Juillet 2019

© Pascal Brunet, Juillet 2019

À Saumur, comme dans des dizaines d’autres villes moyennes, le centre ville, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, peine à maintenir son attractivité commerciale.

En centre-ville, une galerie commerciale du début du 20e siècle, en fonte et acier, anciennement les “Nouvelles Galeries” est fermée, excepté ses rez-de-chaussée. Sa mise aux normes et sa rénovation engageaient une dépense plus importante que sa valeur immobilière une fois les travaux terminés. Le bailleur social Saumur Habitat souhaite y faire vivre des habitants, des commerçants, mais aussi des artisans, des travailleurs indépendants… Comment y introduire de nouveaux usages ?

Comment valoriser au profit de tous ce qui appartient à un seul ? En d’autres termes, comment conjuguer valorisation financière et utilité commune ?

La Preuve par 7 et Saumur Habitat ont exploré les pistes juridiques, techniques et économique pour réouvrir les Galeries, et mener in situ des ateliers d’architecture et des conférences publiques pour imaginer collectivement les futurs du lieu.

L’année 2019 a permis de mettre en place une première convention d’occupation précaire entre Saumur Habitat et le Groupe Duthoo, propriétaire des galeries. Diverses études et actions ont été menées en attendant la mise en place d’une permanence territoriale, étude sur la commercialité des galeries avec l’Institut de la Ville et du Commerce suivi d’une rencontre publique dans les galeries, ainsi qu’un workshop avec les étudiants du DSA Patrimoine de l’ENSA Paris-Belleville.

Les anciennes Nouvelles galeries à Saumur

Département : Maine-et-Loire

Habitants : 27 500

Acteurs au démarrage : Saumur Habitat, Ville de Saumur

Thématiques : patrimoine et réutilisation / mixité : habitat-activités-commerces  / coeur de ville

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Cahier de travail

Commune

de Saumur

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Saumur Habitat

Site internet

Journal de bord

Le commerce à Saumur

L’institut pour la Ville et le Commerce

Bilan Saumur

L’actualité du projet

24 juin à Saumur : première rencontre publique sur les commerces

24 juin à Saumur : première rencontre publique sur les commerces

Lundi 24 c'est la première rencontre publique de la Preuve par 7 à Saumur ! L'occasion d'ouvrir les portes des Galeries saumuroises, pour parler avec Pascal Madry de l'Institut des Villes et du Commerce et de Marie Guilguet de Plateau urbain de la vitalité commerciale...

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Bagneux

La colline des Mathurins

Bagneux

Bagneux

Les territoires métropolitains

Bagneux

La colline des Mathurins

© Ville de Bagneux

Un nouveau quartier sur la colline des Mathurins accueillera plus de 6 000 nouveaux habitants, et un lycée d’enseignement général attendu de longue date par la commune. Pourrait-on dire que le lycée ouvre dès aujourd’hui, et mobiliser la jeunesse locale dans sa construction ?

© Ville de Bagneux, 2018

© Elie , 2019

© Etude urbaine la Côte 103 – Bernard Reichen, 2015

Le plus petit cirque du monde, partenaire du projet

© Photo Club de Bagneux

© Preuve par 7,  2019

© Association Well’ness, 2019

Journées d’étude de la Preuve par 7, juin 2019

© Preuve par 7, 2019

Inauguration de la permanence, 7 septembre 2019 

© Preuve par 7

Atelier philosophique 

© Preuve par 7, 2019

Sur la colline des Mathurins, un nouveau quartier métropolitain est en cours d’aménagement à l’emplacement d’un terrain militaire et d’anciennes carrières, pour y accueillir sur 16 hectares plus de 6 000 nouveaux habitants, des activités, des espaces naturels, et un lycée d’enseignement général attendu de longue date par la commune. La Ville et la Région prévoient l’implantation de ce lycée d’excellence, par ses filières et son environnement, au coeur d’un territoire aux populations modestes. Pourrait-on dire que le lycée ouvre dès aujourd’hui afin d’inventer de nouvelles manières d’acquérir, de partager et de transmettre des connaissances d’ici à son inauguration officielle ? 

Les enfants, les adolescents expérimentent en permanence pour se construire. La ville elle-même constitue un formidable lieu d’apprentissage, de jeu et d’expérimentation. La démarche fait le pari, à travers la mise en place d’une “école du dehors”, en s’installant dans le temps long de la perspective de la construction du lycée, et en reliant l’apprentissage à l’environnement, de révéler les paroles de la jeunesse pour expérimenter un lycée autre, ouvert sur son quartier autant que sur le monde.

Un lieu pour s’emparer de tous les questionnements alentour avec les enfants et les adolescents – la construction d’un quartier, la formation des jeunes citoyens, les lieux pour la jeunesse dans la ville. Un lieu qui ambitionne de faire se rencontrer jeunes et adultes, élèves et architectes, spécialistes et novices pour dessiner un avenir partagé.

La Preuve par 7, la Ville de Bagneux et le Plus Petit Cirque du Monde transforment l’exercice classique de la construction d’un équipement scolaire en un chantier expérimental ouvert. Ils se sont installés sur le site même du chantier depuis l’été 2019 et ateliers, conférences et explorations sont menées tambour battant pour construire progressivement ce “tiers-lieu des savoirs”.

En septembre 2019 naît la permanence du Lycée avant le Lycée, dans les anciennes « bulles de tennis» et les vestiaires de la Direction générale de l’Armement, un lieu de rencontre partagé par la Ville de Bagneux, la Preuve par 7 et le PPCM. Visibiliser la permanence, isolée et éloignée des axes de circulation est un premier chantier d’importance réalisé avec le designer Felix Marye.

Les 14, 18 février et 11 mars 2020 des chantiers peinture de la “zone de choc programmatique” démarrent avec l’association Bagneux Environnement. Cette collaboration préfigure un partenariat entre le Lycée avant le Lycée et le projet d’un fablab menuiserie mené par l’association. Si une entre aide pour créer un atelier de menuiserie se développe et est investi par la jeunesse balnéolaise, nous pouvons imaginer le mobilier du futur Tiers-lieux du Savoir sera construit par eux et pour eux.

En septembre 2020, la permanence déménage pour s’installer dans le futur bâtiment définit comme étant celui qui accueillera le Tiers Lieu du savoir. Cette installation marquera le début de la préfiguration pas à pas des futurs usages et fonctions accordés à cet espace.

Le futur lycée de Bagneux

Département : Hauts-de-Seine

Habitants : 39 500 habitants

Acteurs : Plus Petit Cirque du Monde (PPCM), Commune de Bagneux, Région Ile-de-France

Contexte : Construction d’un lycée d’enseignement général

Thématiques : jeunesse / éducation populaire / culture / appropriation / écologie

Ressources

documents, archives et textes

Commune

de Bagneux

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La colline

des Mathurins

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Le Plus Petit

Cirque du Monde

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Le lycée avant le lycée

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Gennevilliers

La première boucle de la Seine

Gennevilliers

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La commune de banlieue

Gennevilliers

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A côté du théâtre de Gennevilliers et du marché des Grésillons, une halle en béton et en verre des années 1980, architecture remarquable du 20e siècle, est abandonnée. Comment la réouvrir pour créer de nouveaux échanges ?

© Liliana Motta, 2018

Le long de l’avenue des Grésillons se déroule, deux fois par semaine, le marché du quartier. Inauguré le 1 août 1887.

© Source Jocelyne Tournet-Lammer, Gennevilliers de A à Z

Le marché se poursuit le long de l’avenue des Grésillons. Plus tard la chaussée s’élargit, au détriment du trottoir, pour permettre la circulation du tramway allant de la place Voltaire à Villeneuve-la-Garenne.

© Source Jocelyne Tournet-Lammer, Gennevilliers de A à Z

© Google maps

En 1934, commence la construction d’un grand marché couvert.

© Source Jocelyne Tournet-Lammer, Gennevilliers de A à Z

© Cécile Four, 2018

Exposition temporaire « Trésors de Banlieues » dans la halle des Grésillons

 © Cécile Four, 2019

T2G, le théâtre de Gennevilliers, partenaire du projet de la Preuve par 7 sur l’îlot des Grésillons                               

  © Félix Marye, 2018

© Félix Marye, 2018

Place Indira Gandhi, îlot des Grésillions                                 

  © Farah Mougharbel, 2019

Une partie de la halle des Grésillions est réservée au marché                               

  © Farah Mougharbel, 2019

Chez Ali, place Indira Gandhi                              

  © Farah Mougharbel, 2019

Vernissage de l’exposition « Trésors de banlieues » dans la halle des Grésillons à Gennevilliers                              

  © Sami Benyoucef, Ville de Gennevilliers, 2019

À côté du théâtre de Gennevilliers et du marché des Grésillons, une halle en béton et en verre des années 1980 est vacante. Comment en faire un nouveau lieu d’échanges ?

La ville de Gennevilliers fait partie de la métropole francilienne. Elle s’étend à l’ouest, le long des rives de la Seine ; son implantation sur ces terres fertiles explique son histoire maraîchère. Ce territoire est aujourd’hui plus industriel avec son port fluvial classé comme le premier français et le deuxième européen en termes d’activité. Dans le centre-ville, un ensemble remarquable de l’architecture du XXe siècle est aujourd’hui enclavé, sous-utilisé. Il accueille pourtant le théâtre de Gennevilliers, un marché forain (en perte de fréquentation) et une halle qui est pour l’instant sans usages. La commune souhaite ouvrir cette halle sur l’espace public et l’environnement commercial du quartier des Grésillons, et y développer les dynamiques sociales par la mise en œuvre de projets participatifs, et ainsi renforcer les échanges dans toutes leurs dimensions : culturelles, alimentaires, économiques…

La Preuve par 7 a ouvert une permanence architecturale début 2019 dans une ancienne boutique en rez-de-chaussée de la place Indira Gandhi, aux abords immédiats de la Halle, afin de mettre en œuvre une programmation ouverte pour réinvestir les lieux au gré des besoins et des envies, c’est-à-dire que chaque acte, chaque occupant, contribue à « tester » le programme imaginé, et participe à la fois à l’aménagement de l’îlot et à la réflexion d’ensemble. L’année 2019 a marqué un temps fort dans la réactivation du lieu. La Halle des Grésillons a dans un premier temps, jusqu’en juin, accueilli les ateliers de préparation du carnaval de Gennevilliers. Et dans un second temps, entre octobre 2019 et janvier 2020, elle a hébergé l’exposition phare : Trésors de Banlieue. Ces événements ont marqué une première forme de réouverture à des publics variés. Divers usages ont pu s’y développer au gré des besoins et des envies. La Preuve par 7 a donc apporté ses conseils techniques et réglementaires pour permettre la réouverture de la Halle et y débuter cette aventure.

La permanence a pour objectif d’approfondir cette dynamique en multipliant les temps d’activité et d’ouverture au public mais également en permettant l’accès à ses ressources aux acteurs locaux. En accueillant les initiatives des riverains, en organisant des rencontres autour de grands thèmes d’actualité liés à l’économie et à l’alimentation, cette permanence vise à tisser de nouvelles correspondances entre les lieux, les gens, les idées, pour révéler les potentiels devenirs de la Halle.

Début 2021, une occupation temporaire sera mise en place dans la Halle pour trois ans afin de permettre aux utilisateurs de tester les activités in situ avant de les pérenniser. La coopérative Plateau Urbain signera avec la Ville une convention d’occupation temporaire du domaine public de la Halle afin de la mettre à disposition des porteurs de projet.

Cette occupation permettra d’expérimenter les usages pour cet espace, mais aussi d’alimenter l’élaboration d’un plan guide précisant les modalités et les phases de reconfiguration de l’îlot : rez-de-chaussée commerciaux, rez-de-chaussée du théâtre, connexion au marché existant, connexion au sous-sol parking, etc. Le plan guide sera également fondé sur les observations issues de la permanence de projet.

Ces outils permettront d’imaginer une structure de gestion des lieux à plus long terme et l’exploration des modèles juridiques de maîtrise d’ouvrage et de gestion adaptés à l’échelle de la Halle et de l’îlot.

L’îlot du marché et du théâtre à Gennevilliers

Département : Hauts-de-Seine

Habitants : 44 500  

Les acteurs au démarrage : Commune de Gennevilliers, Théâtre de Gennevilliers (T2G)

Contexte : Réutilisation de l’ancien marché couvert, accolé au Théâtre de Gennevilliers, et aménagement de l’îlot

Thématiques : activités économiques / patrimoine / culture / jeunesse / espace public

Ressources

 documents, archives et textes

Cahier de travail

Commune

de Genevilliers

Site internet

T2G – Théâtre de Gennevilliers

 Site internet 

Journal de bord – Année 2019

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La trame verte de Gennevilliers

L'accès à l'alimentation à Gennevilliers

Quelle occupation pour la Halle ?

GenMag

Trésors de banlieues

Créer de la valeur autrement, créer d’autres valeurs

Patrice Leclerc

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Podcast de la rencontre publique du 5 juin 2019 sur l'économie solidaire

par La Preuve par 7 | Rencontre et débat avec la Fabric'a, Récit Pro Cités, les Copeaux d'abord et la Preuve par 7.

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