Reportages-Ragots

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En 2019 l’association Rural Combo a commencé sa permanence dans l’ancien collège de Billom, au fil du temps et des rencontres des relations se sont tissées. Ces liens ont donné l’idée à Rural Combo de réaliser des capsules d’anciens usagers du collège afin que leurs témoignages nous éclairent sur l’Histoire du site.

« Depuis que je me suis installée dans l’ancien collège, je rencontre d’anciens occupants, anciens collégiens, anciens militaires, ou anciens squatteurs, qui me racontent leurs histoires.

A chaque récit, mon regard sur cet endroit a changé, s’est nourrit de leurs souvenirs. J’ai alors eu envie de pouvoir transmettre ces histoires, que voici. Bonne écoute ! »

 

Chapitre 1 : Une journée à l’école militaire, avec Raymond

par Raymond | Une journée à l'école militaire

Chapitre 2 : Deux frères au collège, avec Régis et Albert

par Régis et Albert | Deux frères au collège

Chapitre 3 : Les années squat avec Julien, Quentin, Victor et Guillaume

par Julien, Quentin, Victor et Guillaume | Les années squat

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Histoire(s) du collège de Billom

Histoire(s)

En 2019, les SRABs (Services de Recherches Architecturales sur la Bascule) mettent sur pied une exposition retraçant l’histoire du collège de Billom et ses différentes vies. De lieu d’éducation jésuite au XVIème siècle, jusqu’à centre névralgique de la vie billomoise dans une projection utopique du XXIIème siècle, l’exposition nous présente les différentes périodes traversées par le bâtiment et l’aspect mouvant des usages associés à ce site.

Parcourez l’exposition ici :

Histoire(s)BD

 

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Le genre vernaculaire ou la nostalgie de la tradition, à propos d’Ivan Illich

Le genre vernaculaire ou la nostalgie de la tradition, à propos d’Ivan Illich – Sylvie Kwaschin

Revue philosophique de Louvain, 1991

« Le Genre Vernaculaire [d’Ivan Illich] retrace le passage des économies de subsistance à une économie de marché ou comme passage d’une monde « genrée » à un monde « hors-genre » sexiste. »

Sylvie Kwaschin propose ici une critique de ce texte : « La première réflexion à laquelle je fus conviée à propos du Genre vernaculaire d’Ivan Illich concernait les liens entre sa critique du modèle industriel de développement des sociétés modernes et son évaluation des revendications et réflexions du «mouvement féministe». […] je pense que le texte d’Illich hésite entre philosophie politique et ontologie, entre évaluation (qui ne peut éviter le jugement en terme de «souhaitable» et non de «vérité») d’un mode d’organisation social de la production et des rapports entre les gens et définition «en vérité» des catégories du masculin et du féminin. Quelle position adopter par rapport à ce pôle ontologique lorsqu’on n’y adhère pas et que l’on ne veut pas déplacer la discussion vers cet implicite du texte? ».

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Du vernaculaire à la déprise d’oeuvre

Du vernaculaire à la déprise d’œuvre – Édith Hallauer

décembre 2017

« Cette thèse a pour point de départ le constat de l’émergence de revendications vernaculaires dans le champ urbain « alternatif » (Paquot, 2012 ; Béal & Rousseau, 2014) contemporain, en urbanisme, paysage, architecture et design. Des néologismes récents semblent empreints de tautologies et de paradoxes : on parle « d’urbanisme convivial » (Grünig, 2013), de « vernaculaire contemporain » ou de « nouveau vernaculaire » (Frey, 2010). Une première étude terminologique autour du vernaculaire dévoilera une étymologie fondamentalement dialectique et relative : ce mot savant désigne l’aspect populaire des choses – noms communs, pratiques ordinaires, savoirs non-doctes. Mais la géohistoire du vernaculaire révèle surtout sa subversivité latente, confirmant là sa place dans le champ des alternatives. C’est à partir des concepts de « travail fantôme » et de « genre vernaculaire » (Illich, 1983), que nous établirons que le terme est apparu lorsque la chose a disparu.

Une dépossession (des savoirs, des techniques, des biens communs, des modes de faire) se lit au creux des révolutions industrielles (Giedion, 1980) et des mutations des pratiques de subsistance, désormais reléguées au champ des loisirs (Corbin, 2009). Le terme est donc intimement lié à un caractère revendicatif, de reprise, qui n’est pas sans écho avec un type de pratiques critiques en design : être contre, tout contre (Papanek, 1974). C’est alors par l’analyse de différents types de reprises récentes, posant les esquisses d’un paysage existentiel du vernaculaire (Jackson, 1984), que nous proposons l’idée de déprise d’œuvre, déployant les paradigmes d’un urbain soutenable. Dans un contexte de déprise urbaine qui la voit apparaître, la déprise d’œuvre répond à la maîtrise d’œuvre, par la quête du recouvrement des savoirs qu’aura révélé le vernaculaire : faire, laisser faire, faire faire. Nourrie d’improvisation, de processus et d’expérience (Zask, 2011), cette attitude affirme finalement le rôle de vecteur rhétorique et mobilisateur que joue le vernaculaire dans la réinvention de pratiques urbaines. »

Vous pouvez ici accéder à la thèse complète d’Edith Hallauer.