Les Maitrises d’Ouvrage Alternatives

Les Maitrises d’Ouvrage Alternatives

Les Maitrises d’Ouvrage Alternatives – Sarah Bronsard, Annette Cochard, Hubert de Fougerolle, Leslie Grigné, Clara Palaric ; sous la direction de Sylvie Fol

Avril 2020

Cette étude s’inscrit dans le cadre d’un travail universitaire commandé par l’association Notre atelier commun, la coopérative Plateau urbain et l’agence Palabres, collectivement porteurs de la démarche La Preuve par 7 à cinq étudiants en Master 2 d’urbanisme, à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne. L’objectif de cet atelier, mené sur une période de six mois, est de réfléchir aux modèles juridiques et organisationnels pouvant servir de cadre à de nouvelles formes de maîtrise d’ouvrage. La phase précédente s’articulait en deux axes : le premier, un travail de réflexion et d’état de l’art, visait à la fois à déterminer ce que peuvent recouvrir les maîtrises d’ouvrage alternatives et à comprendre le contexte d’aménagement dans lequel elles émergent. Le second s’attachait à faire un état des lieux des dispositifs permettant de concrétiser ces nouveaux modes de faire. Cet état des lieux a pris la forme d’un abécédaire, qui regroupe les structures et les acteurs porteurs de maîtrises d’ouvrage alternatives, ainsi que les outils dont ils peuvent se saisir tout au long du processus de projet.

Si ces apports conceptuels et juridiques s’avèrent essentiels, leur utilisation dans la pratique en architecture et en urbanisme passe aussi par leur mise en œuvre dans des expérimentations concrètes. C’est à partir des difficultés que rencontrent sur le terrain des porteurs de projets en cours de montage, et grâce à leurs retours d’expérience positifs ou négatifs, que peuvent se dessiner des repères communs. La deuxième partie de cette étude est axée sur deux projets en cours de montage accompagnés par La Preuve par 7 dans deux communes de la banlieue parisienne. Nous en présenterons les grandes lignes afin de mettre en lumière les besoins, les opportunités et les défis posés par chaque situation en termes de maîtrise d’ouvrage et de gestion collective, avant de proposer des pistes juridiques et méthodologiques.

Consulter l’étude de cas des Maîtrises d’ouvrage Alternatives.

Consulter l’abécédaire des Maîtrises d’Ouvrage Alternatives.

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Urbanisme temporaire

Urbanisme temporaire : définitions, acteurs, outils et enjeux – Lisa Bachir, Sonia Dinh, Marion Dreuil, Camille Krier, Elvia Théron, sous la direction de Juliette Maulat

Décembre 2017

Pratique aujourd’hui largement mobilisée par des collectivités, par de grands propriétaires fonciers, par des collectifs d’artistes ou par des promoteurs, l’urbanisme temporaire touche également le grand public, notamment par le biais de programmations festives dans des lieux ouverts à tous. Selon l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région Ile-de-France, l’urbanisme temporaire correspond à « toutes les initiatives qui visent, sur des terrains ou bâtiments inoccupés, à réactiver la vie locale de façon provisoire, lorsque l’usage du site n’est pas encore décidé, ou le temps qu’un projet se réalise » (IAU, 2017). Cette définition ne fait pas consensus; le terme restant mouvant tant les projets qui s’y rattachent sont divers. Tailles, acteurs mobilisés, outils juridiques, contextes urbains, programmations sont autant de caractéristiques qui peuvent varier d’une occupation à une autre.

L’enjeu, pour les différents acteurs qui s’emparent de cet outil, est alors de dépasser le flou qui entoure encore la notion d’urbanisme temporaire pour analyser les effets réels de ces opérations, qu’ils soient matériels ou symboliques. Les premiers travaux sur cet objet sont récents, les publications de l’IAU et de l’APUR datant par exemple de 2017. Les occurrences dans la littérature scientifique, mais aussi dans la presse se sont multipliées depuis une dizaine d’années. Il apparaît alors nécessaire d’adopter un recul critique afin de saisir ce que propose et génère l’urbanisme temporaire dans la ville, ce qui fait appel à l’évaluation des différents projets.

Pour consulter l’intégralité de l’Atelier rendez vous ICI !

 

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Le commerce à Saumur

Le commerce à Saumur

Comme beaucoup de villes moyennes, Saumur est confrontée à une périurbanisation qui pèse sur les commerces du centre-ville, bien que la dynamique commerciale reste importante. D’après l’étude de l’Institut de la Ville et du Commerce réalisée pour la Preuve par 7 en 2019, le taux de vacance commerciale de la ville n’est en effet pas alarmant et apparaît même faible par rapport à d’autres villes moyennes semblables. Néanmoins, le bâtiment des galeries correspond à un idéal-type ancien du commerce : les galeries commerciales avec passage couvert si bien décrites par Zola dans le Bonheur des Dames. Si cette architecture commerciale est remarquable, la commercialité “en étage” n’est plus adaptée aux pratiques de consommation actuelles. Ce phénomène, loin d’être une exception saumuroise, est récurrent sur l’ensemble du territoire français.

 

Retrouvez l’intégralité de l’étude : Institut pour la Ville et le Commerce – Saumur

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Patrick Bouchain – France Culture

Patrick Bouchain – France Culture

« Densité de population, logement exigu, rareté des espaces verts… L’épidémie a mis au centre la question de l’espace : en avoir, ou pas ; espace de verdure ou encore d’intimité. Alors que plus de trois quart des français sont des citadins, le contexte sanitaire fait mauvaise presse à la ville.

Comment réinventer la ville ? Comment l’aimer encore, ne pas en avoir peur ? Faut-il y voir une formidable opportunité pour se réapproprier les espaces urbains ? Pour en parler, nous recevons Patrick Bouchain, grand prix de l’urbanisme 2019, au service d’une architecture à “Haute Qualité Humaine”. »

Ecouter le podcast ici

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Séminaire, Accueillir en Ville

Séminaire, Accueillir en ville – Cause Commune

15 janvier 2020

Au cours de ce séminaire, l’association Aurore, Plateau urbain et l’agence Intercalaire discutent de la capacité d’accueil et d’hospitalité des lieux tiers et hybrides émergents en ville.

La mise à l’abri est une compétence de l’Etat en France qu’il faut défendre. Cependant, la vision selon laquelle personne ne doit être laissé à la rue n’est pas encore une réalité. À l’heure où les métropoles sont plutôt synonymes de rejet que d’accueil, à l’heure où les espaces publics multiplient les dispositifs de rejet, à l’heure où des discriminations de toutes sortes entravent l’accès à des locaux d’habitat ou de travail, à quel niveau d’hospitalité se situent ces lieux tiers et hybrides émergents ? Comment faire hospitalité en ville ?

Ces lieux, fantasmés comme étant accueillants, supposent différents objectifs, manières, objets d’accueil. L’hospitalité ne relève pas seulement d’un lieu, cela relève des humains portant l’envie de le partager. Dans ce séminaire, il est question d’inconditionnalité de l’accueil, du rapport aux politiques publiques, de confiance en l’autre, du temps cours au bénéfice d’une vision à long terme, des normes contraignantes d’un lieu pérenne contre celles du temporaire, de la place de l’imprévu au service de la vie en commun, de programmation ouverte, de dit « lien social »…

Séminaire, Accueillir en ville

par Plateau Urbain, association Aurore, Agence Intercalaire, La preuve par 7 et la radio Cause commune