Circulation d’un modèle urbain « alternatif »?

Circulation d’un modèle urbain « alternatif »?

Circulation d’un modèle urbain « alternatif » ? – Nicolas Douay et Maryvonne Prévot

2016

L’urbanisme tactique propose à tout citoyen d’agir matériellement sur son environnement urbain immédiat et quotidien afin de le rendre plus agréable à vivre, et ce sans attendre que les autorités/acteurs en charge de l’aménagement et de l’urbanisme répondent à ses aspirations. À première vue cela remet en cause le rôle central des institutions publiques dans la régulation et la maîtrise de l’espace public et des aménagements. En ce sens, les conditions sociétales de l’émergence même de ces nouvelles initiatives d’appropriation citoyenne d’espaces publics, délaissés ou pas, doivent être analysées. Si l’urbanisme tactique s’attache à démontrer que chacun est en capacité de transformer, à l’échelle locale, la manière de penser et de faire la ville, ce n’est pas tant en son nom propre qu’au nom d’intérêts partagés par d’autres membres de sa communauté. Ce modèle urbain alternatif s’appuie donc sur une large communauté connectée aux réseaux sociaux qui permet la circulation des initiatives prises ou des pratiques adoptées et leurs adaptations dans différents contextes locaux. L’urbanisme tactique porte-t-il « l’étendard des échanges désintéressés et des valeurs du don promus par la génération des pionniers du Net » (Dagnaud) en étant le vecteur d’une démocratie « impliquante » ou ne serait-il désormais qu’un des visages renouvelés des solutions dominantes (mainstream) – d’aménagement urbain ? Le cas de Paris permet d’illustrer cette réception du modèle et son institutionnalisation somme toute assez rapide.

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