Stratégie nationale pour l’architecture – 2015

Stratégie nationale pour l’architecture – 2015

Stratégie nationale pour l’architecture – Rapport des groupes de réflexion

Juillet 2015

« A la demande de Fleur Pellerin, Ministre de la Culture et de la Communication, les trois groupes de réflexion que nous avons animés ont travaillé selon trois fils conducteurs : sensibiliser et mobiliser, innover et enfin développer, afin de proposer des mesures concrètes pour une Stratégie nationale pour l’architecture.

Réunis de mars à juin 2015, nous sommes partis des récents rapports Bloche et Feltesse, ainsi que des diagnostics et propositions élaborées dans plusieurs rapports antérieurs. Ces éléments ont été enrichis par des auditions et des contributions complémentaires de personnalités et d’institutions que nous tenons à remercier. Les trois groupes ont apporté leurs propres réflexions, affinées lors de réunions transversales. Ces échanges ont permis d’identifier des propositions propres à chaque groupe, et des propositions transversales, communes.

Notre rapport n’est qu’une étape, nous nous réjouissons qu’il soit issu d’une demande politique forte. L’architecture est redevenue un « sujet » commun ; nous espérons que l’ensemble des mesures proposées permettra d’élaborer une politique publique concrète, et volontaire pour l’architecture.

Cette volonté politique vient à point nommé : les métiers de l’architecture sont très fragilisés, difficulté qui est le symptôme de l’effacement progressif, dans les politiques publiques passées, de l’attention aux lieux que nous habitons, qu’il s’agisse d’édifices, d’espaces publics, de quartiers, de villes ou de villages, de paysages, ceci sur tout le territoire français. Nous insistons sur cette transversalité : l’architecture est un sujet qui concerne tous les citoyens, tous les territoires, elle est d’intérêt général –comme l’énonce la Loi sur l’Architecture de 1977- Elle ne peut donc qu’être portée par un projet politique, une parole publique affirmée et installée dans la durée –ce qui est le propre d’une Stratégie.

Portée par le ministère de la Culture et de la Communication, la Stratégie nationale pour l’architecture ne peut trouver de réponses adaptées qu’à la rencontre de plusieurs politiques publiques : écologie, logement, territoires, ville, auxquelles on doit ajouter recherche, industrie et économie. Nous avons très vite convergé sur la nécessité d’une telle transversalité. Réfléchir pour l’architecture, c’est s’intéresser à conforter les métiers de l’architecture, mais aussi à l’ensemble de ceux qui contribuent à transformer le monde où nous vivons : élus, urbanistes, collectivités, maîtres d’ouvrage ou opérateurs immobiliers, entreprises et industriels… et les citoyens que nous sommes, les habitants eux-mêmes. Une grande part de l’innovation nécessaire réside dans ces rencontres et l’expérimentation rendue à nouveau possible.

Les mesures que nous proposons sont structurées selon les trois volets Sensibiliser/ mobiliser, Innover, Développer. Elles pourront trouver, dans leur application, une autre organisation thématique.

Nous proposons des dispositifs parfois inédits, mais en nous appuyant toujours sur les ressources existantes et à consolider, au premier rang desquelles les Ecoles nationales supérieures d’architecture et leurs capacités de recherche, mais aussi les DRAC, les maisons de l’Architecture, les CAUE, les architectes conseils de l’Etat, les architectes urbanistes de l’Etat, l’Ordre des architectes, la MIQCP…

Nous pensons néanmoins qu’une instance nationale dédiée à l’architecture est nécessaire pour porter dans la durée la Stratégie nationale, en lien avec tous les autres acteurs concernés.

L’architecture, in fine, intéresse l’ensemble des citoyens. Ses plus-values économiques et culturelles sont considérables sur de nombreux secteurs. Sa production, au-delà des œuvres exceptionnelles, doit d’abord savoir répondre aux transformations des espaces ordinaires. Cette exigence ne va pas de soi : réussir l’excellence ordinaire dans les espaces du quotidien, les lieux que nous habitons tous, demande une vision politique, des métiers solides, un effort d’innovation et une intelligence collective considérable.

C’est, nous l’espérons, ce que la Stratégie nationale pour l’architecture permettra de retrouver durablement. »

Paul Chemetov, Grand prix national de l’architecture
Frédéric Bonnet, Grand prix national de l’urbanisme
Marc Barani, Grand prix national de l’architecture

Retrouvez l’intégralité de la stratégie nationale ICI !

Stratégie nationale pour l’architecture – 2015

La Permanence Architecturale

La Permanence Architecturale

16 octobre 2015 – Actes de la rencontre au point Ha^t.

« Les pages qui suivent retracent la journée du 16 octobre 2015. Ce jour-là, au Point Ha^t, lieu de création urbaine à Saint-Pierre-des-Corps, une centaine de personnes se sont retrouvées pour échanger sur ce qu’elles nomment elles-mêmes des expériences de «permanences architecturales ». Une notion quelque peu floue, ouverte, mais indubitablement associée à une forme de pratique : celle des membres de l’agence Construire, portée par Patrick Bouchain et Loïc Julienne. […] On ne trouvera pas ici de méthode toute faite, de boîte à outils prête à l’emploi, de protocole scientifique de recherche-action. Ni même une définition précise et arrêtée de cette fameuse «permanence architecturale ». Tenter de la définir risquerait à coup sûr de la réduire, de l’uniformiser, de la contenir dans des cadres qu’elle tente constamment de faire exploser. Non, ici, c’est une réunion de famille qui se tient. »

Retrouvez ici les Actes de la Permanence Architecturale complets.

Longoni

Longoni

L’outre-mer

Faré de projet

© Sophie Léron, 2018

La construction du Faré de projet dans le village de Longoni est un acte fondateur pour le projet du Lycée des métiers du bâtiment dont la construction, dans ce même village, doit commencer en 2023. Menée par le jeune collectif d’architectes belges Dallas, associé au constructeur mahorais Ahamada Tchanga, la construction de ce petit équipement fut une fête qui dura onze semaines. Onze semaines durant lesquelles Dallas et Ahamada Tchanga ont échangé leurs savoirs-faire entre eux et avec les enfants du village, qui venaient chaque jour suivre et participer à l’avancée des travaux. Cette grande fête a permis de construire un petit équipement qui fait office de préfiguration, à une toute autre échelle, de ce que sera le futur lycée des métiers du bâtiment de Longoni.

 

 

© Paul Citron, mai 2019

© Paul Citron, mai 2019

© Paul Citron, mai 2019

Cette préfiguration prend des formes variées. Le processus de construction d’une part, ce chantier ouvert et source continuelle d’échanges entre professionnels et habitants, correspond tout à fait à ce que l’agence d’architecture Encore Heureux souhaite mettre en place sur les 22 600 m² où aura lieu le chantier du futur lycée. De même, le bâtiment fini du Faré de projet, fait de bois locaux et de Briques de Terre Comprimée (BTC), technique de construction issue de l’artisanat mahorais, reprend les codes qui doivent régir la construction du futur lycée : un bâtiment qui s’intègre dans son milieu en utilisant essentiellement des matériaux et des techniques de constructions locales. Enfin, le Faré de projet constitue aussi une préfiguration fonctionnelle de ce que sera le futur lycée des métiers, depuis qu’il s’est transformé en une salle de classe externalisée pour les élèves de l’actuel lycée des métiers du bâtiments de Dzoumogné. Ils y apprennent à utiliser la BTC, la technique qui sera elle-même mobilisée dans la construction du futur lycée de Longoni.

Ressources

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